ladepecheEn collaboration avec le club local, la municipalité s’est portée candidate pour accueillir des rencontres de la coupe du monde 2025 qui vient récemment d’être attribuée à la France. Explications. « Villefranche est incontestablement une ville treiziste. Il est donc important d’en être. » Le maire Jean-Sébastien Orcibal, ancien joueur de rugby à XIII d’ailleurs, n’en fait pas mystère. Son équipe a monté un dossier de candidature pour faire partie des villes qui prendront part au Mondial-2025 organisé en France. Comme Albi, Blagnac, Carcassonne, Limoux, Lourdes, Montauban, Narbonne, Perpignan, Pia, Toulouse ou Villeneuve-sur-Lot en Occitanie. Tous les détails ne sont pas encore connus. Mais l’objectif est de recevoir un ou plusieurs matches de la compétition qui a été attribuée à la France en ce début d’année 2022. Compétition qui demeure singulière puisqu’elle concernera en réalité quatre catégories : les hommes, les femmes, les jeunes et le rugby fauteuil. La FFRXIII a d’ores et déjà annoncé vouloir faire se dérouler les matches dans 40 villes de taille moyenne. De quoi être optimiste pour la seule – à ce jour – candidature aveyronnaise. « On a rempli le dossier avec la municipalité, corrobore Nicolas Alquier, le président du club local, celui des Loups de Villefranche XIII évoluant, pour l’équipe fanion, en Élite 2 (deuxième niveau national). J’ai un doute sur le fait que les infrastructures villefranchoises permettent d’être retenu. Mais il y a quand même la possibilité de mettre en place des tribunes amovibles. »
En effet, le stade Henri-Lagarde ne dispose que d’une tribune à la capacité relativement faible. Mais la ville pourrait malgré tout avoir accès à une des nombreuses rencontres ou à la possibilité de manifestations qu’offrira l’événement. « On n’en est qu’au début, souligne encore Nicolas Alquier, précisant : On doit avoir une réunion en visio avec la fédération le 31 janvier, on devrait en savoir plus à ce moment-là. »
Plaidant en faveur de la perle du Rouergue, le fait que la municipalité s’inscrive dans le dispositif « Action cœur de ville ». La semaine dernière, 38 villes de l’Hexagone étaient déjà candidates, dont 22 bénéficiant de ce dispositif, a fait savoir l’État… qui a tissé un partenariat avec la fédération à ce sujet. « La Coupe du monde met le phare sur les villes moyennes, que les Français regardent différemment depuis quelque temps. Elles vont être sous les feux de la rampe pendant cette compétition. C’est une très belle reconnaissance pour notre programme », a ainsi estimé récemment Caroline Cayeux, présidente de l’agence nationale de la cohésion des territoires.
Pour rappel, on sait donc depuis le 11 janvier que la France accueillera la coupe du monde, 71 ans après la toute première édition. Initialement programmé aux États-Unis et au Canada mais repoussé pour des raisons financières, ce 17e Mondial de rugby à XIII sera la troisième édition organisée uniquement dans l’Hexagone, la première depuis 53 ans. La France avait déjà organisé la Coupe du monde en 1954, puis en 1972, avant d’en être l’hôte en 2000 et 2013 avec le Royaume-Uni et l’Irlande.

Aurélien Parayre