ladepecheBattus de peu en finale d’accession en mai dernier, les Loups repartent demain pour une saison qui doit être celle de la remontée. Sur le terrain comme en coulisses.

David (Collado, le manager) voulait faire digérer la finale à tout le monde, c’est notamment passé par un stage de présaison. " Demain sur les coups de 15 h 30 sur leur pré d’Henri-Lagarde, et face à Villegailhenc, les Villefranchois ne penseront pas à cette satanée finale d’accession perdue quatre mois plus tôt, à Pamiers face aux Catalans d’Ille-sur-Têt (25-18). Non, mais malgré eux, certains au moins, pourraient la garder dans un coin de la tête quand même. Comme une piqûre de rappel. Pour se dire, ce qu’ils ont d’ailleurs dû se promettre en commun et en suivant, qu’ils comptent bien revivre cette journée si particulière ; mais cette fois avec une "happy end" mémorable.

Car à l’heure d’ouvrir l’aventure 2023-24, les Loups montrent déjà les muscles. Si l’objectif de la montée en Élite 1 n’est pas à proprement parler dans la bouche du président Nicolas Alquier (" il ne faut pas brûler les étapes, d’autres équipes d’Élite 2 se sont aussi renforcées "), il transpire plus que jamais de l’intersaison vécue par le club. Avec notamment un recrutement prometteur, avec trois Australiens, un international italien et deux Français qui devraient faire de grosses différences, Pierre Carivenc à l’ouverture et Anthony Durand.
Charnière 100 % française

Si l’ex-maître à jouer australien Corey Willis a rejoint Saint-Gaudens (Élite 1) cet été ("il voulait au final changer d’air et nous, on a considéré qu’on avait la possibilité d’obtenir un joueur de qualité supérieure"), la nouvelle charnière franco-française laisse présager de jolies choses. "Avec Pierre Carivenc qui arrive et Romain Pallarès qui était déjà là, précise Alquier. Une charnière 100 % française, c’est aussi important dans la direction du jeu, c’est toujours mieux en termes de communication. " "Cette année, on part avec un effectif mieux armé que la saison dernière, ce qui peut nous permettre de nous donner des objectifs importants ", détaille encore le dirigeant. Sauf que comme la saison dernière, un seul billet pour l’étage du dessus sera distribué en fin d’exercice, et au vainqueur du duel final déjà programmé le 5 mai 2024.
Masse salariale en hausse

Au-delà du terrain, c’est en coulisses que l’ambition villefranchoise, celle de retrouver une élite quittée en 2007, se trouve. Faisant écho d’ailleurs au titre de champion d’Élite 2 acquis en 2017 suivi d’une… non-accession pour des raisons administratives. Faisant écho aussi d’ailleurs au faux bond des Catalans d’Ille qui n’ont finalement pas non plus pris l’ascenseur, se retrouvant à nouveau opposés aux Villefranchois à au moins deux reprises cette saison (lire par ailleurs). Ce qui fait dire au coprésident : " C’est important de structurer notre club en termes d’humain, sur la partie financière aussi. " Et de se projeter sans trop le forcer : "Basculer en Élite 1 obligerait le club à avoir un budget plus conséquent (il était lors de l’exercice précédent de 380 000 euros, NDLR). D’ailleurs, cette saison déjà, le budget sera plus conséquent, de l’ordre de 20 à 30 % supplémentaires et il faudra le boucler. Notre masse salariale s’est élevée car le club a choisi de recruter de bons joueurs et de récompenser les joueurs déjà dans le groupe. " Aux Loups d’être, sur le terrain, à la hauteur des attentes.

Le demi-de-mêlée Pallarès doit faire charnière avec Carivenc.

Le demi-de-mêlée Pallarès doit faire charnière avec Carivenc.